PORTRAIT DE PRO : SANDRINE BELMONTE
- Zig-Mag
- 16 oct. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 janv.
L’enfant au sein du collectif
Après un premier stage à Zig Zag, Sandrine rejoint l’équipe à la rentrée 2025. Elle s’occupe du groupe des plus grands avec Mina. L’individualité au sein du collectif est son sujet de prédilection, celui de son mémoire aussi. Elle nous en parle et revient sur son parcours.

ZM - Tu as fait ton entrée cette année à Zig Zag en tant que professionnelle chez les grands, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?
SB - J’ai 38 ans et suis maman d’un enfant de six ans. J’ai commencé en tant que baby sitter lorsque j’avais à 17 ans, sans aucune expérience. Avec le recul, j’étais encore un bébé à ce moment là . C’est en remplaçant une amie que j’ai commencé le baby-sitting. C’était un dépannage au départ, et puis finalement je ne les ai pas quittés. Je les ai gardés six ans, jusqu’à ce qu’ils déménagent dans le sud. Après leur départ, j’ai rencontré par le bouche à oreille plusieurs familles. Et j’ai travaillé exclusivement pour une famille pendant près de dix ans. Je me suis occupée de trois enfants, dont deux depuis leur naissance. Il m’arrivait de rester tout le week-end avec le bébé et les deux plus grands. Les parents avaient des métiers qui impliquaient de nombreux déplacements. J’’étais vraiment très impliquée dans la garde et l’éducation des enfants.
ZM - Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’intéresser spécifiquement à la petite enfance ?
SB - Lors de ma première expérience, le petit que je gardais avait un besoin d’attention particulier, et je ne me sentais pas à la hauteur pour y répondre. Je n’avais pas encore les clés, la capacité d’observation, tout ce qui permet d’apporter un accompagnement adapté. Être face à ces limites m’a donné envie de me former. Au début, j’ai fait des formations courtes, puis des stages. Sur le moment, ça m’a suffi. Petit a petit je n’étais plus une baby Sitter mais une auxiliaire parentale. Puis progressivement, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin. Je me suis d’abord orienté vers le CAP petite enfance, jusqu’à découvrir la formation d’éducatrice de jeunes enfants, qui est plus poussée sur l’apprentissage du développement psychique, les besoins fondamentaux de l’enfant. C’est une formation centrée sur l’observation, elle permet vraiment de décrypter les besoins d’un enfant qui ne sait pas encore parler.
ZM - Comment as-tu vécu la reprise des études ?
SB - Je suis fière d’avoir obtenu mon diplôme haut la main. Reprendre les études sur le tard, j’avais 35 ans quand je me suis lancée, c’est un vrai défi. Et mon petit avait encore 3 ans. Au début, ça me paraissait très long de m’engager sur trois années. Et puis, finalement, c’était tellement passionnant que c’est passé à une vitesse incroyable. C’était chaque fois un plaisir d’aller en cours, m’asseoir et écouter des études aussi enrichissantes.
ZM - En 2024, tu as fait un premier stage à Zig Zag avec la mise en place d’un concept un peu nouveau, l’organisation de moments individuels avec les enfants . Tu peux nous en dire un peu plus ?
SB - C’était en lien avec mon sujet de mémoire qui portait sur le rapport à l’individualité qui existe forcément moins en collectivité.
L’être humain a besoin d’avoir des temps à l’écart du groupe., d’autant plus à un niveau de développement aussi important. Des moments où il existe en tant qu’individu, pas juste en tant qu’enfant dans le groupe. Un enfant peut se sentir submergé par ses émotions, et ces espaces individuels permettent un moment de calme, comme un adulte avec ses collègues qui a besoin d’un petit moment de retrait pour se retrouver.
ZM - Quel moment de la journée choisissais-tu pour ces espaces individuels ? Et combien de temps duraient-ils ?
SB - Il n’y avait pas de limite de temps, mais en moyenne une demi-heure. Pour les plus grands, ça pouvait durer trois quarts d’heure, voire une heure, jusqu’au repas. Une fois que le temps du bonjour était terminé, soit je proposais ce temps à un enfant que je sentais un peu submergé, soit les enfants eux-même venaient me voir. un peu nouveau, l’organisation de moments individuels avec les enfants . Tu peux nous en dire un peu plus ? SB - C’était en lien avec mon sujet de mémoire qui portait sur le rapport à l’individualité qui existe forcément moins en collectivité. C’était très touchant, ils me disaient : «J’ai besoin d’un petit temps pour moi ». Et donc, je les accompagnais. Autrement je restais en retrait tant que l’enfant n’était pas en besoin de relations avec l’adulte, d’échanges.
ZM - Et cette année, tu penses pouvoir poursuivre ces temps individuels?
SB - J’aimerais bien mais ça pose des questions d’organisation. En tant que stagiaire, je pouvais le faire parce que je n’étais pas attendue dans l’effectif auprès des enfants. Nous verrons au fil de l’année si c’est envisageable.
ZM - Qu’est-ce qui t’a plus et qui t’a donné envie de travailler à Zig Zag ?
SB - Je cherchais une crèche où le lien avec les parents était présent. J’ai connu une proximité avec les familles tout au long de mon cours, c’est important pour moi. Je ne connaissais pas la gestion parentale, j’étais très curieuse de découvrir le fonctionnement. Et puis, il faut dire qu’il y a une super ambiance ! J’ai adoré mon stage, l’équipe est soudée et très volontaire dans l’accompagnement des enfants. Il y a une confiance et une envie de bien faire, une cohésion qu’on ne trouve pas dans toutes les crèches.
ZM - Tu as travaillé longtemps en tant qu’auxiliaire en famille, quelles différences fais-tu avec la structure collective de la crèche ?
SB - Pendant longtemps, je ne voulais même pas travailler en crèche, le collectif ne me semblait pas adapté aux petits. J’ai changé d’avis depuis. Mes expériences dans différentes structures et les formations m’ont permis de voir les choses différemment. En tant que professionnelle bien formée, on peut adoucir tout ce qui peut paraitre moins positif dans le collectif afin que l’enfant puisse s’épanouir et grandir dans un cadre sécurisant.
ZM - Quels sont les aspects positifs du collectif ?
SB - En vrai, tout ! C’est la rencontre à l’autre, l’apprentissage du vivre-ensemble, la découverte des activités en groupe, du partage, de la patience aussi. C’est très riche pour le développement psychique des jeunes enfants.


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